MÉTAMORPHOSE

3,000,000 meters of silk thread: a tribute to femininity.

„Métamorphose,“ is a complex hybrid of an installation and a silk moth stage costume. I raised 1,000 Bombyx Mori silkworms and thus became the conductor of a 700 member orchestra that flatspun the gigantic wings, the showpieces of my work, in fine white mulberry silk.
Under a certain incidence of light, the wings appear like seemingly endless ice. For me, this is like a reminiscence of the snowy, icy and epic white landscapes I’ve walked through during my often multi-day ski trips on the largest glaciers in North America, in Canada- often with a tent.
It fills me with pride to raise mulberry silkworms and conduct them to flatspin; it means being part of a tradition that dates back six millennials. When my silkworms were ready to spin silk after weeks of feeding, they moved like miniature 3-D printers, spinning up to 3,000 meters of silk each for the wings, until their little bodies had „emptied out”.

I witnessed birth, growth, decay and death, the transient and impermanent nature of life, Darwinism and finally the ultimate rebirth: the Metamorphosis.

This work, my largest and most intense so far, brought me psychologically back to the time when I was raising my children. The amount of wool used for the dress – a massive 4 kilos – symbolizes for me the „destiny“ of a woman and the role she is pressed into: it can be slaying and overwhelming. The task of giving life, being a devoted mother and keeping the species alive can turn her into a victim.
It is as if the female body of my mannequin is almost born out of the „cocoon“ of the opulent garment, it peels out of it as if „reborn“ and my silk moth is wading in its „enchantment“: its sea of eggs containing New Life. I associate it to the women in Velazquez’s paintings and the dresses of the fashion designer I admire, Alexander McQueen.

„Métamorphose,“ however, is also a celebration of femininity and its ultimate beauty, strength and fertility.

„Métamorphose“
3.000.000 de mètres de fil de soie : un hommage à la féminité.

“ Métamorphose “ est un hybride complexe entre une installation et un costume de scène inspiré du papillon de ver à soie. J’ai élevé 1.000 vers à soie de Bombyx Mori et suis ainsi devenue le chef d’un orchestre de 700 individus qui ont filé à plat les vastes ailes en fine soie de mûrier blanche, pièces maîtresses de ma création.
Sous une certaine incidence de lumière, les ailes apparaissent comme un lac gelé. Pour moi, c’est comme une réminiscence des paysages enneigés et glacés que j’ai traversés lors de mes voyages à ski de plusieurs jours sur les plus grands glaciers d’Amérique du Nord, au Canada.
C’est une fierté pour moi d’élever des vers à soie de mûrier et de les faire filer à plat ; cela signifie faire partie d’une tradition vieille de plusieurs milliers d’années.
Lorsque mes vers à soie étaient prêts à filer la soie après des semaines passées à se nourir de quantités impressionnantes de feuilles, ils se déplaçaient comme des imprimantes 3-D miniatures, filant jusqu’à 3.000 mètres de soie chacun pour créer les ailes, jusqu’à ce que leurs petits corps se soient „vidés“.
J’ai été témoin de la naissance, de la croissance, de la décomposition et de la mort, de la nature transitoire et impermanente de la vie, du darwinisme et, enfin, j’ai assisté à la renaissance ultime : la métamorphose.

Cette œuvre, la plus grande et la plus intense que j’ai faite à ce jour, m’a ramenée psychologiquement à l’époque où j’élevais mes enfants. La quantité de laine utilisée pour la robe – 4 kilos – symbolise pour moi le „destin“ d’une femme et le rôle qu’elle est amenée à jouer : il peut être exténuant et écrasant. La tâche de donner la vie, d’être une mère dévouée et de maintenir l’espèce en vie peut la transformer en victime.
C’est comme si le corps féminin de mon mannequin était presque né du „cocon“ de l’opulent vêtement, qu’il en sortait comme pour „renaître“ et que mon papillon de soie femelle baignait dans son „enchantement“ : ses centaines d’œufs contenant la Vie Nouvelle. Je l’associe aux femmes des tableaux de Vélasquez et aux robes du couturier que j’admire, Alexander McQueen.

Mais „Métamorphose“ est aussi une célébration de la féminité et de sa beauté, de sa force et de sa fertilité.